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Spécialité · Matériaux poreux

Carreaux de ciment et terre cuite à La Londe-les-Maures

Carreaux de ciment, tomettes et terre cuite : des matériaux vivants qui exigent un bouche-pores avant jointoiement et un traitement qui pénètre au lieu de recouvrir.

Carreaux de ciment · tomettes · terre cuite

Des matériaux vivants, qui demandent d’être compris avant d’être posés

Le carreau de ciment et la terre cuite ont fait les sols provençaux pendant plus d’un siècle. On les retrouve dans les maisons de village de La Londe-les-Maures, dans les mas de l’arrière-pays et dans les bastides restaurées du massif des Maures. Leur retour en force dans les projets contemporains ne doit pas faire oublier une chose : ce ne sont pas des céramiques cuites à haute température, mais des matériaux poreux qui vivent, absorbent et évoluent.

Le carreau de ciment n’est pas cuit du tout : il est pressé à froid, composé d’une couche d’usure pigmentée et d’un corps en mortier. Cela lui donne ses couleurs profondes et ses motifs géométriques inimitables, mais aussi une sensibilité marquée aux acides, aux taches grasses et à l’eau stagnante.

La terre cuite, ou tomette, est cuite mais reste très poreuse. Elle absorbe l’eau, se patine avec le temps et prend une profondeur de teinte que rien n’imite vraiment. Elle demande en contrepartie un traitement initial soigné et un entretien régulier, souvent à l’huile de lin ou avec un produit spécifique selon la finition choisie.

Nous posons ces matériaux neufs, nous rénovons des sols anciens et nous réalisons des reprises ponctuelles quand quelques carreaux manquent après un passage de plomberie ou une modification de cloison.

2couchesApplications de bouche-pores minimum avant jointoiement
0acideProduit acide utilisé sur un carreau de ciment : aucun, jamais
20mmÉpaisseur courante d’un carreau de ciment traditionnel
48hDélai de séchage à respecter avant le traitement de finition
Carreaux ciment pose — chantier de carrelage à La Londe-les-Maures

Carreau de ciment

Le bouche-pores avant le joint, sinon le motif est perdu

C’est l’erreur la plus fréquente et la plus irréversible. Un carreau de ciment non protégé absorbe immédiatement le mortier de joint : un voile gris s’installe dans la couche pigmentée et ternit définitivement les motifs. Aucun nettoyage ne le retire complètement.

Nous appliquons donc un bouche-pores en deux couches sur les carreaux posés, avant tout jointoiement. Ce traitement sature temporairement la porosité et empêche la pénétration du mortier. Le jointoiement se fait ensuite avec un mortier de teinte choisie, appliqué sans excès et nettoyé rapidement.

Vient enfin le traitement de finition, après séchage complet : un hydrofuge et oléofuge non filmogène, qui pénètre la matière au lieu de la recouvrir d’un vernis. Un produit filmogène donne un brillant immédiat séduisant, mais s’use en zones de passage et devient très difficile à raccorder quelques années plus tard.

Carrelage terre cuite — chantier de carrelage à La Londe-les-Maures

Terre cuite et tomettes

Poser sans jamais forcer, traiter sans jamais saturer

La terre cuite présente des variations d’épaisseur et de dimension d’un carreau à l’autre. La pose demande donc un ajustement permanent du lit de colle pour rattraper ces écarts et obtenir une surface marchée régulière. C’est un travail lent, où la règle passe en permanence.

Sur une rénovation de tomettes anciennes, nous commençons toujours par un décapage doux pour retirer les couches successives de cires et de produits accumulés au fil des décennies. C’est souvent à ce moment que la couleur d’origine réapparaît, et la différence est spectaculaire.

Le traitement se fait ensuite par applications successives légères, en laissant la matière absorber entre chaque passe. Saturer d’un coup produit des auréoles collantes qui retiennent la poussière. La patience est ici une compétence technique.

Déroulé

Poser un sol en carreaux de ciment

  1. 1

    Support parfaitement plan

    Ces carreaux épais et rigides ne tolèrent aucun creux. Ragréage autolissant systématique dès que la planéité s’écarte des tolérances.
  2. 2

    Composition et tri des motifs

    Répartition à sec du calepinage complet, tri des nuances, positionnement des frises et des motifs centraux avant tout collage.
  3. 3

    Pose à la colle blanche

    Double encollage à la colle blanche pour éviter toute remontée de teinte grise à travers la porosité du carreau.
  4. 4

    Bouche-pores en deux couches

    Application avant jointoiement, sur toute la surface posée, avec respect des temps de pénétration entre les passes.
  5. 5

    Jointoiement et nettoyage immédiat

    Mortier de joint de teinte choisie, application sans excès, nettoyage rapide à l’éponge humide sans produit acide.
  6. 6

    Traitement de finition

    Après séchage complet, application d’un hydrofuge et oléofuge non filmogène, puis remise d’un protocole d’entretien écrit.

Bien choisir

Où ces matériaux fonctionnent, et où ils posent problème

Les carreaux de ciment sont magnifiques en entrée, en couloir, en crédence et en tapis décoratif au centre d’une pièce. Ils supportent bien le passage à condition d’être traités, et leur patine est considérée comme une qualité plutôt qu’un défaut.

Ils demandent en revanche de la vigilance en cuisine, où le citron, le vinaigre et le vin sont des acides qui attaquent le ciment en quelques minutes. Une réaction rapide suffit généralement, mais il faut le savoir avant de choisir.

Nous les déconseillons dans les douches et sur les terrasses non abritées. Sous une eau constante ou une exposition directe, la couche pigmentée s’érode et les teintes pâlissent irrégulièrement. Il existe aujourd’hui d’excellents grès cérame imitant ces motifs avec une fidélité surprenante : dans ces pièces, nous vous orientons honnêtement vers eux.

La terre cuite, elle, reste un excellent choix en pièce de vie et sous une véranda ou une terrasse couverte. Elle vieillit remarquablement bien lorsque son traitement est entretenu, et sa chaleur visuelle s’accorde particulièrement aux intérieurs varois.

Nos engagements

Sur un sol en matériau poreux

  • Composition complète du calepinage à sec avant le premier collage
  • Colle blanche systématique, jamais de colle grise sous un carreau poreux
  • Bouche-pores appliqué en deux couches avant tout jointoiement
  • Aucun produit acide employé, ni pendant ni après le chantier
  • Traitement de finition non filmogène, appliqué par passes légères
  • Protocole d’entretien écrit remis à la réception, adapté à la pièce

Questions fréquentes

Carreaux de ciment et terre cuite : vos questions

Les carreaux de ciment se tachent-ils vraiment facilement ?
Non traités, oui, très facilement. Correctement bouchés et protégés par un hydrofuge et oléofuge, ils résistent bien à l’usage courant. Le point de vigilance reste les acides : citron, vinaigre, détartrant, certains produits ménagers. Ils attaquent le ciment même traité s’ils stagnent. Un essuyage rapide suffit à éviter le problème.
Peut-on poser des carreaux de ciment sur un plancher chauffant ?
Oui, leur inertie s’y prête bien. Il faut simplement respecter le cycle de mise en chauffe préalable, utiliser un mortier-colle déformable et blanc, et prévoir des joints de fractionnement rapprochés. Les épaisseurs importantes de ces carreaux allongent légèrement le temps de réaction du chauffage, sans le pénaliser.
Comment rénover de vieilles tomettes ?
Par un décapage doux qui retire les couches de cire et de produits accumulés, un rinçage soigneux, un séchage complet, puis un traitement par applications légères successives. Les carreaux cassés ou manquants sont remplacés par des tomettes de récupération, dont la patine s’accorde bien mieux que du neuf. Le résultat est souvent spectaculaire.
Le grès cérame imitation carreau de ciment est-il une bonne alternative ?
Dans plusieurs situations, oui, et nous le recommandons sans complexe : douche, terrasse exposée, cuisine très sollicitée, location saisonnière. Les impressions actuelles sont fidèles et l’entretien devient trivial. En revanche, sur une entrée de maison de caractère, la matière et l’épaisseur du vrai carreau de ciment restent incomparables.
Peut-on mélanger carreaux de ciment et grès cérame dans la même pièce ?
Oui, et c’est un parti pris très réussi : un tapis de carreaux de ciment inséré dans un sol en grand format, par exemple. Le point technique est le raccord : les épaisseurs diffèrent souvent de plusieurs millimètres, et il faut compenser par le lit de colle pour obtenir un sol parfaitement affleurant.
À quelle fréquence renouveler le traitement ?
Tous les deux à trois ans dans les zones de passage, plus espacé ailleurs. Le test est simple : déposez une goutte d’eau. Si elle perle, la protection tient ; si elle pénètre et fonce le carreau, il est temps de retraiter. Nous vous laissons le détail du produit utilisé pour que vous puissiez le refaire vous-même.

Secteur

Sols anciens et carreaux de ciment dans le Var littoral

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Ne faites pas jointoyer un carreau de ciment sans bouche-pores

C’est l’erreur irréversible la plus fréquente sur ces matériaux. Parlons de votre projet avant que les carreaux n’arrivent sur le chantier.

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